Sao lim
Le Sao lim est un art de combat complet transmis et complété par 49 générations de maîtres (dont 48 moines). Il privilégie les techniques de frappe simples et puissantes avec les différentes parties du corps. Il varie l’usage des divers modes de contrôle, de luxation, de balayages et de projections,... Au final, le pratiquant doit pouvoir faire face de la manière la plus simple et directe à un ou plusieurs assaillants.
En plus du combat à mains nues qui sont les premières armes, le système aborde une myriade “d’armes traditionnelles”, parmi lesquelles on trouve autant les armes de guerre (sabres, lance, épée, double épées, halebardes,… que des outils d’usage courant dans le passé (bâton, “pêle” du moine pélerin, fourche, rateau, bêche, fouet,…).

La pratique de base des moines Sao lim est la médiation, sur laquelle s’érige toute la pratique qui imprégne l’attitude et l’ensemble de la stratégie de combat.

L’entraînement traditionnel au Sao lim commence par la préparation d’un esprit fort, souple et résistant dans un corps fort, souple et résistant.
Pour arriver à cela, le débutant passe par diverses pratiques, avec lesquelles il va fonder sa pratique. Ce travail de base permet d’établir progressivement les aptitudes requises pour un véritable travail personnel.

Une pratique
Le sao lim a été développé comme une voie d'accomplissement, comme un outil pour atteindre l'illumination. C'est une pratique difficile. Cela dit, il est bon de rappeler que l’engagement dans l’étude de tout art martial est un choix personnel. L’enseignant n’est qu’un guide, qui ne peut qu’orienter le plus honnêtement possible le pratiquant. Ce dernier, sans motivation, sans une certaine confiance en ce qu’il fait et en celui qui l’oriente n’a aucune chance de progresser. On reste à tous moments face à son choix. La progression dans la pratique dépend de nos efforts, de notre application, de notre régularité et de notre ténacité à nous assurer un temps et une qualité de travail suffisants. C’est une évidence difficile à réaliser dans la durée.

Un système
Chaque aspect du style façonne une facette du pratiquant pour en faire, idéalement, le dépositaire d’un système de combat complet.
Le style peut donc se diviser en plusieurs pratiques, comme cela est décrit ci-dessous, mais en réalité, il est impossible de tracer une limite claire entre ces subdivisions, car toutes sont interdépendantes:

- les exercises de base (Ki Pun – Ji Ben Gong Fa Lian Xi)
- la méditation (Bu Teik)
- les enchainements, les «formes» (Kun To – Tao Lu)
- les pratiques internes, les exercices énergétiques (Nge Kang – Ying Qi Gong/Lai Kang – Nei Qi Gong)
- les applications (Yiong Huat – Qin Na)

mais aussi diverses préparations au combat, telles que la «poussée des mains» (tui shou), le «combat libre» (san shou), les «mains continues» (lianhuan shou), ...

Formes de bases à mains nue (en pin yin)
Ba bu quan

Er zhi mei
Liu yue shang ji
Qi zheng
Cha liu fan shen

Formes de base avec armes

Qi mei gun
Wu liu dan dao
Shuo hou qiang